Créer un site internet performant en France : 7 piliers pour les PME
Un site d’entreprise n’a qu’une raison d’exister : faire venir des clients. Un appel, une demande de devis, une réservation, une commande. En France, 91 % des personnes de 12 ans et plus possèdent un smartphone et 74 % ont acheté en ligne au cours des douze derniers mois (Baromètre du numérique, édition 2026, Arcep-Crédoc) : la décision se prépare sur un écran bien avant le premier coup de fil.
Beaucoup de sites de TPE et de PME n’ont pourtant pas suivi : lents sur mobile, mentions légales incomplètes, aucune idée de ce qu’ils rapportent. Et 2026 a rebattu les cartes : bouton de rétractation obligatoire pour la vente en ligne depuis le 19 juin, résumés générés par l’IA dans Google en France depuis juillet, internautes qui interrogent ChatGPT ou Gemini avant de comparer.
Artisan, commerçant, profession libérale ou dirigeant de PME, de Lille à Perpignan : voici comment créer un site internet performant, ou remettre le vôtre à niveau, en suivant sept piliers, du premier cadrage au choix de l’agence.
La grille des 7 piliers
La performance d’un site ne se résume pas à un score de vitesse. Elle repose sur sept piliers qui se renforcent : une vitrine soignée que personne ne trouve reste vide, et une page bien classée sans numéro cliquable envoie le prospect chez le concurrent.
| Pilier | Ce qu’il garantit | Indices à contrôler |
|---|---|---|
| 1. Objectif et conversion | Le visiteur sait quoi faire et le fait sans effort | Bouton d’appel, devis en trois champs, réservation ou panier |
| 2. Contenu | Vos clients trouvent leurs réponses | Une page par prestation, communes desservies, réalisations |
| 3. Conformité | Le droit français et européen est respecté | Mentions LCEN, CGV, cookies, accessibilité |
| 4. Vitesse | Les pages s’ouvrent vite, même en 4G | LCP, INP, CLS, images allégées |
| 5. Sécurité | Le site reste disponible et sain | HTTPS, correctifs, copies de secours testées |
| 6. Visibilité | Moteurs et assistants IA saisissent votre offre | Titres, balisage, informations vérifiables |
| 7. Mesure | Vous savez combien de contacts il produit | Statistiques, Search Console, suivi des appels |
Ce tableau sert autant à évaluer votre site actuel qu’à relire un devis ; la suite suit l’ordre d’un projet.
Avant la maquette : objectif, questions des clients, contenus
Un projet web réussi commence par une conversation sur votre métier, vos clients et votre zone de chalandise. Les couleurs viennent bien après.
Un but clair pour chaque page
Un électricien rennais veut des appels et des devis ; une boulangerie nantaise, des commandes de gâteaux à retirer ; un cabinet d’expertise comptable de Clermont-Ferrand, des rendez-vous. Chaque page vise un objectif principal, au plus un second, et tout s’organise autour.
Partir de ce qu’on vous demande
Notez les questions posées au téléphone ou au comptoir : délais, communes desservies, fourchettes de prix, garanties, aides possibles, stationnement. Chacune appelle une réponse nette, souvent une page entière. Google dit chercher des contenus écrits d’abord pour les personnes et ne fixe aucun nombre de mots (Google Search Central, octobre 2026).
Une structure lisible et des preuves
Une page par prestation importante vaut mieux qu’une rubrique fourre-tout. Ajoutez une présentation avec de vrais visages, vos qualifications (Qualibat, RGE, inscription à un ordre) et des réalisations commentées. Si vous couvrez plusieurs villes, écrivez vraiment sur chacune : des pages clonées où seul le nom change n’aident personne. Nos pages sur la création de site à Nantes ou à Lille montrent un contenu local réellement rédigé.
Les contenus, premier risque de retard
Textes, photos de chantiers ou de produits, logos de labels : ce sont eux qui font glisser la date de mise en ligne. Décidez dès le départ qui fournit quoi et quand ; c’est le premier point que nous calons lors d’une création de site internet.
Refaire un site existant
Relevez les pages qui attirent des visites ou des liens, puis faites correspondre à chaque ancienne adresse une redirection 301 vers la page équivalente, jamais vers l’accueil par défaut. Voir notre article sur la refonte sans perte de référencement.
Choisir l’outil et rester maître de son site
La technologie choisie engage l’entretien, la sécurité et votre liberté de changer d’agence. Selon W3Techs (5 novembre 2026), WordPress représente 58,2 % des sites dont l’outil est reconnu, devant Shopify (7,9 %) et Wix (6,1 %), puis Squarespace (3,6 %) et Webflow (1,2 %) ; cette mesure couvre le top 10 millions mondial, et non le seul marché français.
WordPress convient à la majorité des sites vitrines et éditoriaux, à condition d’être entretenu ; Shopify vise la boutique sur abonnement ; Wix ou Squarespace dépannent pour un petit site autogéré, mais vous lient à leur plateforme. Demandez-vous si vous pourrez changer un horaire seul, combien d’extensions il faudra, et ce que deviendrait le site si vous quittiez l’outil.
Ce qui doit vous appartenir
| Élément | À exiger | Pourquoi |
|---|---|---|
| Nom de domaine .fr | Votre entreprise comme titulaire, coordonnées exactes, adresse e-mail lue | Géré par l’Afnic, le .fr est ouvert aux résidents et entreprises de l’UE, de l’EEE et de Suisse ; changer de bureau d’enregistrement exige un code d’autorisation, demandé à votre bureau d’enregistrement, car l’Afnic ne traite aucune demande en direct |
| Hébergement | Contrat à votre nom ou clause de restitution complète | Déménager le site sans négociation |
| Textes, visuels, maquettes | Cession de droits écrite au devis | Les réemployer ailleurs |
| Comptes Google et réseaux | Statut de propriétaire | Garder l’historique et votre fiche d’établissement |
La charte de l’Afnic (5 mai 2025) impose au titulaire de garder à jour téléphone, e-mail et données d’identification. Un domaine enregistré au nom de l’agence ou d’un ex-salarié bloque souvent tout départ.
Ce que la loi française impose à un site professionnel
Même modeste, un site d’entreprise relève de la loi pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN), du Code de commerce, du Code de la consommation et du RGPD.
Les mentions légales de l’article 1-1 de la LCEN
Depuis la loi SREN du 21 mai 2024, l’identification de l’éditeur relève de l’article 1-1 de la LCEN, l’ancien article 6, III, ayant été réécrit. Ces informations doivent rester accessibles en permanence, en pratique via un lien « Mentions légales » en pied de page.
| Votre situation | Informations à publier |
|---|---|
| Entrepreneur individuel, micro-entrepreneur | Nom, prénoms, domicile, téléphone, numéro RCS ou RNE s’il y a lieu, mention « EI » |
| Société (SARL, SAS, EURL…) | Dénomination, siège, téléphone, capital social, RCS suivi de la ville du greffe, SIREN |
| Tous les sites | Directeur de la publication (le représentant légal), nom, adresse et téléphone de l’hébergeur |
| Vente ou service payant en ligne | E-mail de contact, numéro de TVA intracommunautaire si vous y êtes assujetti |
L’oubli expose à un an de prison et 75 000 € d’amende pour une personne physique, cinq fois plus pour une société (LCEN, art. 1-2). Un avocat, un architecte ou un kinésithérapeute mentionne aussi son ordre et respecte le code de déontologie qui encadre sa communication.
Boutique en ligne : informer et faire valider la commande
Avant l’achat, le client voit les caractéristiques essentielles, le prix TTC, les frais et délais de livraison, les moyens de paiement et son droit de rétractation. Le bouton final dit clairement que le clic engage à payer, par exemple « Commande avec obligation de paiement », exigence issue de la loi Hamon que la Cour de justice de l’UE a précisée en mai 2024.
Le consommateur a 14 jours pour changer d’avis sans motif ; faute d’en avoir été informé, il gagne 12 mois de plus (service-public.gouv.fr). D’où des CGV complètes et le formulaire type de rétractation.
Le bouton de rétractation, obligatoire depuis le 19 juin 2026
La directive (UE) 2023/2673 est transposée par l’ordonnance n° 2026-2 et le décret n° 2026-3 du 5 janvier 2026. Depuis le 19 juin 2026, tout contrat à distance passé via une interface en ligne offre une fonction gratuite de rétractation (Code de la consommation, art. L221-21 et D221-5) : un bouton libellé « Renoncer au contrat ici », ou d’un intitulé tout aussi clair, présent pendant tout le délai ; une validation « Confirmer la rétractation » ; enfin un accusé de réception, sur papier ou autre support durable, mentionnant la demande, sa date et son heure. L’absence de ce bouton expose à une amende administrative pouvant atteindre 15 000 € pour une personne physique et 75 000 € pour une société (art. L242-13) : si votre boutique en est dépourvue, c’est le chantier numéro un.
Cookies et données personnelles selon la CNIL
Le moindre formulaire impose une politique de confidentialité. Et dès qu’un outil pose des traceurs non indispensables (statistiques classiques, pixel Meta, balise Google Ads, vidéo intégrée), l’article 82 de la loi Informatique et Libertés exige l’accord préalable de l’internaute. La CNIL détaille les modalités dans ses lignes directrices et sa recommandation du 17 septembre 2020 (délibérations 2020-091 et 2020-092), mises à jour depuis. En France, un bandeau conforme coche ces cases :
- aucun traceur avant le choix, et l’absence de réponse ne vaut pas accord ;
- refuser est aussi simple qu’accepter : la CNIL recommande un bouton « Tout refuser » dès le premier écran, d’aspect comparable à « Tout accepter » ;
- l’accord se donne finalité par finalité et se retire aussi aisément qu’il s’accorde ;
- le choix est mémorisé : la CNIL juge raisonnable de patienter 6 mois avant de redemander, durée à adapter au cas par cas.
Des statistiques sans consentement, sous conditions
Spécificité française précieuse pour une petite structure : un outil de mesure d’audience peut se passer de consentement s’il travaille pour le compte exclusif de l’éditeur, ne produit que des statistiques anonymes et ne sert ni à recouper d’autres fichiers ni à suivre l’internaute d’un site à l’autre. La CNIL recommande en outre d’informer le visiteur, de limiter la vie des traceurs à 13 mois et de garder les données 25 mois au plus (CNIL, page mise à jour en juillet 2025). Beaucoup d’outils grand public ne remplissent pas ces conditions ; Matomo, paramétré en conséquence, figure parmi les solutions que la CNIL documente.
Messages reçus et sous-traitants
Bon nombre d’extensions de formulaire archivent les messages sans limite : fixez une durée. L’agence et l’hébergeur manipulent ces données pour vous, ce qui suppose un contrat de sous-traitance (RGPD, art. 28). Signalez aussi dans votre politique les polices web et anti-spam hébergés ailleurs, qui reçoivent l’IP de chaque visiteur.
Accessibilité : l’European Accessibility Act à la française
La directive (UE) 2019/882 est transposée par la loi n° 2023-171 du 9 mars 2023, le décret n° 2023-931 et un arrêté du 9 octobre 2023. Depuis le 28 juin 2025, les services de commerce électronique, soit les sites où un particulier peut conclure un contrat à distance, doivent être accessibles. Un site vitrine sans achat ni réservation en ligne n’est pas visé.
Les micro-entreprises de services exemptées
La France exonère les micro-entreprises prestataires de services : moins de 10 personnes, et chiffre d’affaires annuel ou total de bilan de 2 M€ au plus. Une boutique bordelaise de 15 salariés reste donc concernée, quel que soit son chiffre d’affaires. Près des seuils, faites confirmer votre cas par un juriste.
Référentiel et contrôle
L’arrêté s’appuie sur la norme EN 301 549, qui reprend les WCAG ; le RGAA, méthode française, sert en pratique à auditer le site et à rédiger la déclaration d’accessibilité. La DGCCRF contrôle les sites marchands, avec des contraventions de 5e classe cumulables par manquement. Exempté ou non, soignez contrastes, alternatives textuelles et navigation au clavier : chaque visiteur en profite.
Vitesse : c’est le téléphone qui fixe la barre
En septembre 2026, 53,05 % des pages vues en France provenaient d’un mobile, 44,45 % d’un ordinateur et 2,5 % d’une tablette (StatCounter). Médiamétrie situe à 80 % la part du temps internet passé sur mobile en 2025, pour 48,6 millions d’internautes quotidiens. Le client toulousain qui cherche un plombier depuis sa cave inondée n’attendra pas.
LCP, INP, CLS
| Indicateur | Ce qu’il évalue | Seuil visé |
|---|---|---|
| LCP | Apparition du plus grand bloc à l’écran | 2,5 s maximum |
| INP | Réaction de la page à un toucher ou une saisie ; a succédé au FID le 12 mars 2024 | Sous 200 ms |
| CLS | Sauts de mise en page au chargement | Sous 0,1 |
Google les mesure sur de vraies visites, au 75e centile ; des scores corrects rejoignent ce que ses algorithmes valorisent, sans pondération publiée (Google Search Central, décembre 2025). Ils ne rattrapent pas un contenu creux, mais la lenteur gaspille des visites parfois payées. Notre fiche site WordPress lent recense les causes fréquentes.
Alléger les pages
Sur mobile, une page d’accueil médiane atteint 2,4 à 2,6 Mo, environ le triple de 2015 (HTTP Archive, Web Almanac 2025). Les gains rapides : images au format moderne et aux bonnes dimensions, chargement différé, moins de scripts tiers et de polices, thème léger. Google indexant la version mobile, celle-ci doit offrir le contenu principal complet.
Le RGESN, un repère français de sobriété
Publié le 17 mai 2024 par l’Arcep et l’Arcom, avec l’ADEME, la DINUM, l’Inria et la CNIL, le Référentiel général de l’écoconception des services numériques aligne 78 critères pour réduire les ressources consommées. Facultatif pour une entreprise privée, il offre une bonne grille : un site sobre est presque toujours un site rapide.
Et l’hébergeur ?
Rien de vérifié n’indique qu’un serveur en France aide le classement. Retenez un hébergeur fiable, bien sauvegardé et joignable ; des serveurs situés dans l’UE allègent au passage votre politique de confidentialité.
Sécurité et maintenance : la partie qu’on ne voit pas
Les attaques visant les entreprises françaises se multiplient. Cybermalveillance.gouv.fr a traité 504 810 demandes d’assistance en 2025 ; celles des entreprises et associations ont grimpé de 73 %, et le piratage de compte y est devenu la menace numéro un (21 % des parcours), devant l’hameçonnage (16 %) (rapport d’activité 2025, publié en mars 2026).
Le HTTPS, sans discussion
Google a prévu qu’à partir de Chrome 154 (octobre 2026) le réglage de connexions sécurisées obligatoires devienne la norme : avant d’afficher un site public non chiffré qu’on n’a pas consulté depuis longtemps, le navigateur demandera l’accord de l’utilisateur (annonce du blog Chrome Security, octobre 2025). Un nouveau prospect tomberait donc sur un avertissement.
Les extensions, talon d’Achille de WordPress
Sur 11 334 failles WordPress publiées en 2025, 91 % touchaient des extensions et six seulement le noyau (rapport mondial publié par Patchstack, société de sécurité, en février 2026). Remède : peu d’extensions, des mises à jour WordPress appliquées toutes les semaines, plus un pare-feu applicatif qui s’ajoute à celui de l’hébergeur ; notre guide de sécurité WordPress détaille chaque mesure.
Un contrat de maintenance digne de ce nom
Il prévoit des mises à jour testées avant production, des copies de sauvegarde externalisées dont on vérifie la restauration, une surveillance, des comptes administrateurs nominatifs avec double authentification, un délai d’intervention écrit et la prise en charge d’un piratage, que nous traitons aussi en nettoyage de site WordPress piraté. Ajoutez le suivi des échéances (domaine, licences, PHP) et une clause de réversibilité. Le guide « La cybersécurité pour les TPE/PME en 13 questions » de l’ANSSI et de la DGE complète ces règles.
Côté NIS2, le projet de loi « résilience » qui la transpose, voté au Sénat le 12 mars 2025, n’était toujours pas examiné en séance à l’Assemblée fin octobre 2026, faute de date fixée ; il visera surtout des entités moyennes et grandes de secteurs ciblés, rarement le site vitrine d’une TPE.
Visibilité : se faire comprendre de Google et des IA
Le référencement se joue à la conception : arborescence, adresses, titres et contenus fixés au départ pèsent sur la suite.
En France, Google traite 89,24 % des recherches tous appareils en octobre 2026, loin devant Bing (5,18 %), et 96,62 % sur mobile en septembre (StatCounter, assistants IA exclus). Ses AI Overviews et son AI Mode y sont proposés depuis le 22 juillet 2026, après un retard dû notamment aux droits voisins (Blog du Modérateur). Selon une étude de l’éditeur SE Ranking reprise par Siècle Digital, ils apparaissaient en août sur 52,63 % de 100 000 requêtes françaises testées : un ordre de grandeur, sans plus. Côté usages, près d’une personne sur deux (48 %) se servait d’une IA générative en France en 2025, et 73 % de ces utilisateurs y cherchent de l’information (Baromètre du numérique 2026) : vos clients lui demandent déjà quel artisan ou quel cabinet choisir.
Augmenter vos chances d’être cité
D’après la documentation de Google mise à jour en décembre 2025, ses fonctions IA ne réclament rien de plus que le SEO classique. Pour augmenter vos chances d’être cité, consacrez une page à chaque prestation, avec titre et meta description dédiés, et des faits contrôlables : communes, délais, conditions, garanties, qualifications. Une équipe identifiée nourrit la confiance, pivot de l’E-E-A-T. Approfondissez avec notre article sur le rôle du site dans la recherche IA locale et notre lecture des recommandations de Google pour l’IA générative.
Balisage et FAQ
Prévoyez des données structurées Organization ou LocalBusiness, Product pour un catalogue, Article pour un blog, mais n’utilisez pas le balisage de note moyenne pour vos propres avis : Google l’interdit. Une FAQ reste précieuse pour le lecteur, même privée d’affichage enrichi depuis mai 2026.
Site et fiche Google, ensemble
La fiche d’établissement renvoie vers vos pages, qui confirment à leur tour ses informations (la fiche Google à l’heure de la recherche IA). Pour la suite, lisez notre guide SEO et notre référencement local pour PME, ou découvrez nos offres de SEO et de visibilité dans les moteurs IA.
Conversion et mesure : ce que le site rapporte vraiment
Aucune étude française fiable ne donne de taux de conversion type pour une PME : prudence devant les promesses chiffrées. Mesurez le vôtre, puis améliorez-le.
Lever les freins
Sur mobile, le numéro se compose d’un toucher dès le premier écran. Qui cherche un serrurier un dimanche soir à Marseille ne remplira pas quinze champs : un nom, un moyen de rappel, la commune et le besoin suffisent, puis une page de remerciement annonce le délai de rappel. Un restaurant lillois ou un gîte ardéchois a intérêt à proposer la réservation en ligne. Notre article sur les sites qui n’amènent aucun client passe les freins habituels en revue.
Inspirer confiance
Photos authentiques, chantiers commentés, labels, avis sollicités auprès de tous vos clients sans contrepartie, adresse et SIREN apparents : autant de réponses à la question muette du prospect, « puis-je leur confier mon projet ? ».
Trois questions à suivre
Combien de conversions (appels, formulaires, réservations, ventes) et par quel canal (recherche, fiche Google, publicité, réseaux) ? Quelles pages déclenchent des demandes, lesquelles jamais ? Ces contacts sont-ils de bonne qualité, ce que vous pouvez noter vous-même ? Pour un artisan, les appels issus de la fiche se lisent dans ses statistiques (mesurer les résultats de sa fiche Google).
Outils et consentement
GA4 suppose l’accord des internautes de l’Espace économique européen, et Google conseille le Consent Mode v2 : en version basique, rien n’est transmis après un refus ; en version avancée, des signaux sans cookies servent à modéliser les conversions. Faites valider cette version avancée au regard de la doctrine CNIL, ou retenez un outil exempté réglé selon ses critères. La Search Console livre clics, impressions et positions, et montre depuis le 31 août 2026 votre présence dans les AI Overviews et l’AI Mode, sans les clics. Branchez tout cela dès la mise en ligne, avec notre équipe web analytics si besoin ; pour des campagnes Google Ads, ce suivi conditionne la qualité des enchères.
Aides publiques en novembre 2026 : l’état des lieux
Soyons clairs : aucune aide nationale ne finance aujourd’hui la création d’un site internet. Le chèque France Num de 500 €, lancé pendant la crise sanitaire, s’est arrêté le 31 juillet 2021 après avoir bénéficié à plus de 112 000 TPE ; les montants qui circulent encore datent de cette époque.
France Num : orienter et accompagner
Pilotée par la Direction générale des entreprises, France Num fédère quelque 3 000 Activateurs (conseillers, consultants, formateurs) et propose diagnostics, formations, ressources et un moteur de recherche des aides nationales, européennes et régionales au numérique. C’est la première porte à pousser.
Régions, CCI, chambres de métiers
Les dispositifs locaux financent surtout du conseil. Exemple vérifié : en Hauts-de-France, le Booster TPE Numérique de la CCI, valorisé 1 200 € HT, est couvert à 100 % jusqu’au 31 décembre 2026 par la Région et le FEDER, pour les entreprises de plus de trois ans, de 20 salariés au plus et de moins de 2 M€ de chiffre d’affaires, non accompagnées en 2025. Il fournit un diagnostic et un plan d’action, pas le site. Interrogez votre CCI, votre CMA et votre Région, et attendez une réponse écrite avant de signer : beaucoup d’aides exigent un dépôt préalable.
Choisir son agence web : bonnes questions et signaux d’alerte
Refaire un site au bout de deux ans revient plus cher que de bien le concevoir d’emblée : l’agence pèse autant que l’outil.
Un cahier des charges d’une page
Résumez activité, clientèle, zone et action attendue, puis les pages, les fonctions (paiement, prise de rendez-vous, espace client) et qui écrit quoi. Ajoutez vos exigences de propriété et d’après-projet (maintenance, réversibilité) ; pour une refonte, l’adresse actuelle, les pages performantes et vos identifiants existants. Le même document à chaque agence rend les devis comparables ; notre page création de site pour TPE et PME montre comment nous y répondons.
À demander
Obtiendrez-vous un accès administrateur personnel, les identifiants du bureau d’enregistrement et de l’hébergeur, les droits de propriétaire sur vos comptes Analytics, Search Console et fiche Google ? Passez quelques réalisations dans PageSpeed Insights sur mobile, en privilégiant les données des visiteurs réels à la note de laboratoire ; faute de données pour un petit site, ouvrez-le sur votre téléphone en 4G. Vérifiez que mentions, cookies, accessibilité si vous vendez et suivi des conversions figurent au devis, et qui rédige.
Ce qui doit alerter
Une « première place Google garantie », aucune ligne sur l’hébergement ni la maintenance, un domaine à son nom, un discours tourné vers le graphisme plus que vers vos clients. Nul ne peut garantir un rang dans Google ou une citation par une IA. Méfiez-vous aussi des contrats de location de site sur 36 ou 48 mois : durée, résiliation, ce qui vous reste à la fin.
Le jour de la mise en ligne
Sauvegardez la zone DNS, en particulier les enregistrements de messagerie (MX, SPF, DKIM, DMARC) : des e-mails perdus après un changement d’hébergeur sont un grand classique. Vérifiez ensuite l’ouverture aux moteurs, les redirections, le HTTPS, la réception des formulaires et la déclaration du sitemap, puis connectez le site à vos réseaux sociaux, source de visiteurs déjà intéressés.
Questions fréquentes
Quelles mentions légales faut-il sur le site d’une entreprise française ?
D’après l’article 1-1 de la LCEN : nom ou dénomination, domicile ou siège, téléphone, numéro RCS ou RNE, capital social pour une société, directeur de la publication et coordonnées de l’hébergeur. Un site marchand y ajoute un e-mail et le numéro de TVA intracommunautaire, et le Code de commerce demande le SIREN, la ville du greffe et la mention « EI » pour un entrepreneur individuel.
Un site vitrine a-t-il besoin d’un bandeau cookies ?
Oui, s’il dépose des traceurs non indispensables : statistiques classiques, pixel publicitaire, vidéo intégrée. Le refus doit alors être aussi facile que l’acceptation. Seul un outil de mesure d’audience paramétré selon les critères de la CNIL (usage réservé à l’éditeur, statistiques anonymes, aucun recoupement ni suivi d’un site à l’autre) peut s’en dispenser.
Mon site doit-il être accessible aux personnes handicapées ?
Oui s’il permet à un particulier de conclure un contrat en ligne, achat ou réservation payante : la loi du 9 mars 2023 s’applique depuis le 28 juin 2025. Les micro-entreprises de services (moins de 10 personnes, 2 M€ de chiffre d’affaires ou de bilan au plus) en sont exemptées, et un simple site vitrine n’est pas concerné.
Le bouton « Renoncer au contrat ici » est-il obligatoire ?
Oui, depuis le 19 juin 2026, pour tout contrat à distance conclu avec un consommateur sur un site ou une application (ordonnance n° 2026-2). La fonction reste visible pendant tout le délai, comporte une confirmation et déclenche un accusé de réception sur support durable.
L’État aide-t-il à financer un site internet ?
Plus à l’échelle nationale : le chèque France Num de 500 € a pris fin en juillet 2021. France Num oriente vers des Activateurs, des formations et les aides en cours, et certaines Régions ou CCI paient un accompagnement, comme le Booster TPE Numérique en Hauts-de-France. Lisez les conditions avant tout engagement.
Vaut-il mieux refaire son site ou l’améliorer ?
Un site à jour techniquement, rapide et facile à modifier se corrige souvent par touches : contenus, vitesse, conformité, conversion. La refonte s’impose quand la base bloque toute évolution ou rend le site non conforme ; préparez alors les redirections une à une avant la bascule.
Où en est votre site sur ces 7 piliers ? Demandez votre diagnostic gratuit : vitesse sur mobile, mentions et bandeau cookies, visibilité, points de contact ; nous vous disons franchement ce qui vaut d’être corrigé. Un nouveau projet ? Voyez comment nous menons une création de site internet.